Axes de recherche

Le programme du GREM

La programmation du GREM s’articule autour d’un modèle théorique* développé, raffiné et validé depuis plus de 25 ans selon les contextes et les situations d’apprentissage préconisées. Ce modèle conçoit l’éducation muséale comme un ensemble de relations (transposition, support et appropriation) tissées de manière bidirectionnelle dans un musée entre trois éléments (l’exposition (l’objet), l’intervenant (l’agent) et l’élève visiteur (le sujet)). Les travaux de recherche en cours se développent autour de cinq axes

Les fondements théoriques du GREM

La muséologie en général et l’éducation muséale en particulier ne constituent pas, dans l’état actuel de leur développement, une discipline mais plutôt un champ de connaissance multidisciplinaire. En effet, on s’accorde pour qualifier les institutions muséales selon la typologie suivante : celles qui ont trait aux arts, celles qui se rapportent aux sciences humaines, celles qui ont pour objet les sciences.

L’éducation muséale en plus de tenir compte de cette typologie a aussi recours à la didactique générale, à la docimologie, aux sciences de la communication et de l’information, etc. L’éducation muséale doit aussi en prenant en charge différents types de publics (enfants, adolescents, adultes, aînés, regroupés ou non selon en différentes catégories) recourir à des notions de psychologie individuelle ou collective. Bref, par son essence même, l’éducation muséale est multidisciplinaire. On comprend alors qu’il importe de regrouper des chercheurs de formation et d’expériences différentes pour tenir compte de tous les éléments et de toutes les relations qui s’exercent en éducation muséale. Il ne s’agit pas seulement d’additionner des compétences plus ou moins disparates mais de les intégrer dans un tout ce qui a pour effet de multiplier les compétences et de conduire à des résultats de recherche inédits et ouverts à des problématiques non usuelles qui sortent des sentiers battus et proposent un renouvellement d’approches uniquement disciplinaires.

L’éducation muséale participe à un mouvement mondial de développement du rôle que les institutions culturelles autres que l’école peuvent et doivent jouer dans une éducation que l’on qualifie d’informelle ou de non formelle ou encore d’éducation formelle dispensée par des institutions dont la vocation première n’est pas l’éducation mais qui se définissent comme des institutions informelles d’éducation (cf. Porcher, L’école parallèle, 1970). À une époque, où l’école connaît des ratés (le décrochage en est une manifestation significative), où les sources de savoir se diversifient et s’internationalisent grâce par exemple à des mises en réseau par Internet, il devient de plus en plus évident que la transmission du savoir et la formation des étudiants ne se limitent plus à des institutions scolaires ou académiques.

Principaux axes de recherche

Axe 1 – Élaboration de modèles génériques (théoriques et opérationnels) propres à l’éducation muséale

Axe  2  –  Mise en œuvre de projets de partenariat entre l’école et le musée / Liens entre des institutions d’éducation formelle et non formelle

Axe 3  –  Évaluation et actualisation du potentiel éducatif des expositions (contenus et dispositifs)

Axe 4 – Élaboration et validation de stratégies d’utilisation par les musées à des fins éducatives des technologies de l’information et de la communication

Axe 5 – Conception et réalisation d’expositions fondées sur de paramètres d’éducation muséale