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par Julie R. | Modératrice

HISTOIRE DU GREM

Le Groupe de recherche sur l’éducation et les musées (GREM) existe depuis plus de 30 ans et s’est positionné comme leader mondial en éducation muséale. Les projets de recherche conduits au sein du GREM sont ancrés dans les sciences humaines et sociales avec un intérêt particulier pour les approches proposées par les sciences de l’éducation, les sciences de la communication et la muséologie.

Les recherches du GREM s’intéressent au champ des médiations culturelles, c’est-à-dire à l’analyse des pratiques professionnelles des acteurs, aux méthodes qu’ils mobilisent et à leurs effets sur les différentes catégories de publics (scolaires ou autres). Les recherches accordent un intérêt particulier à toutes les formes innovantes de médiation de la culture qui se proposent de contribuer à la démocratisation de la culture élaborée. En contexte muséal, la notion de médiation culturelle inclut bien évidemment celle d’éducation non formelle, c’est-à-dire les différentes formes de médiation des savoirs en dehors de l’école. Il s’agit notamment de celles mises en œuvre dans le patrimoine et les musées connues sous le nom d’éducation muséale.

Origines

Les origines du GREM s’appuient sur ce constat : bien que musées et écoles comptent parmi les institutions culturelles les plus anciennes, peu de recherches avaient été conduites sur leurs liens. Des travaux ont donc été entrepris en collaboration avec plusieurs musées québécois. Ils ont permis de montrer qu’il n’existait pas à proprement parler de pédagogie spécifique au musée. Les recherches des membres du GREM se sont alors développées autour de deux axes principaux : (1) les relations école-musée et (2) l’élaboration d’une pédagogie muséale. Ces axes, s’inscrivent de fait dans les domaines encore jusque là peu explorés de l’éducation non formelle et plus spécifiquement de l’éducation muséale.

Travaux

Les travaux du GREM ont conduit à une conceptualisation de pratiques en voie d’implantation. Ils se sont inscrits dans un mouvement plus global visant à faire de l’étude des musées et de leurs fonctions, sinon une discipline, un champ de connaissances multidisciplinaires désigné sous le nom de muséologie.

Dès 1987, on assiste à la mise sur pied d’un programme de maîtrise en muséologie,  par différents départements de l’UQAM, en collaboration avec l’Université de Montréal (UdeM). Aujourd’hui, ce programme administré conjointement avec l’UdeM s’appuie sur la contribution des départements et écoles de communication, d’histoire de l’art et de didactique de l’UQAM. La volonté de former des chercheurs qualifiés voit naitre une initiative unique en Amérique du Nord : la création par l’UQAM d’un doctorat en muséologie, patrimoine et médiation. Cette initiative découle directement du programme de doctorat international instauré par l’UQAM et l’Université d’Avignon et des pays de Vaucluse (UAPV) en France de 2002 à 2018. En somme, depuis quelques années, la muséologie s’est institutionnalisée tout en définissant son champ conceptuel et son objet de recherche.

Direction

Michel Allard, directeur 1981-2009

Détenteur d’un doctorat en histoire, Michel Allard a été professeur à l’Université du Québec à Montréal de 1969 à 2001. Retraité, il demeure professeur associé au département de didactique et au programme d’études supérieures en muséologie et toujours actif au sein du GREM.

À l’UQAM, il a enseigné l’histoire, la didactique et inauguré les cours portant sur l’éducation muséale. Il a occupé divers postes dont celui de président de la Fédération canadienne des sciences sociales et de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation. Très actif en recherche, il a fondé en 1981 le Groupe de recherche sur l’éducation et les musées (GREM) et co-fondé en 1988, avec la professeure Colette Dufresne-Tassé, le Groupe d’intérêt spécialisé en éducation et médiations dans les musées (GISEMM) au sein de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation (SCÉÉ).

Il a publié plusieurs articles et ouvrages, notamment : À REVOIR

  • Allard, M. (1998). Guide de planification et d’évaluation des programmes éducatifs: lieux historiques et autres institutions muséales.
  • Allard, M. et Lefebvre, B. (1998). Les programmes d’études des écoles catholiques francophones du Québec : des origines à aujourd’hui.
  • Bouvier, F., Allard, M., Aubin, P., & Larouche, M.-C. (2012). L’histoire nationale à l’école québécoise: regards sur deux siècles d’enseignement.

Au cours des dernières années, il a agi à titre de directeur de projet et d’historien consultant pour la préparation de plusieurs expositions notamment au Centre d’exposition de Val David, au Musée du ski des Laurentides, à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec et à l’Écomusée du fier monde.

Anik Meunier, directrice depuis 2009

Professeure titulaire à l’UQAM
Département de Didactique, Faculté des Sciences de l’Éducation
Programme d’études supérieures en Muséologie, Faculté des Arts

Anik Meunier a mené un doctorat en Éducation, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et en Sciences de l’Information et de la communication (muséologie) à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV), en France (2002). Elle a poursuivi ses travaux de recherche dans le cadre d’un postdoctorat, à l’Université catholique de Louvain (UCL), en Belgique où elle a œuvré par la suite à titre de professeure invitée de 2004-2005.

Elle dirige le Groupe de recherche sur l’éducation et les musées (GREM) au sein de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM. Les projets de recherche développés au sein du GREM concernent le patrimoine scolaire, l’histoire de l’éducation, l’éducation muséale et la muséologie citoyenne.

Depuis 2003, Anik Meunier a été présidente du Groupe d’intérêt spécialisé en éducation et médiations dans les musées (GISEMM) et de l’Association canadienne des chercheurs en éducation (ACCÉ) au sein de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation (SCÉÉ). Depuis 2006, elle est membre du comité scientifique de l’Institut du patrimoine de l’UQAM et chercheure associée au Laboratoire d’histoire et de patrimoine du Département d’histoire de l’UQAM, du Groupe de recherche sur l’éducation à la citoyenneté et l’enseignement de l’histoire (GRECEH) de l’Université Laval, ainsi qu’au Centr’ERE de l’UQAM.